Rover, le rockCet artiste français de 32 ans – de son vrai nom Timothée Régnier – est l’un de nos coups de cœur de la première partie du Disquaire Day. Débarqué avec les morceaux de son premier album, notamment  Aqualast, le colosse a séduit le public avec son énergie rock, ses mélodies fluides et sa voix impressionnante.

Depuis la sortie de son premier disque il y a presque deux mois, Rover a reçu les louanges de la presse entière. De Télérama au Figaro en passant par Le Parisien et Les Inrocks, les critiques rivalisent de lyrisme pour saluer la naissance de ce chanteur français, « costaud aérien », « céleste et rocailleux ».

Enfant, à New York, Timothée Régnier écoutait « Imagine » l’oreille collée aux enceintes à attendre l’arrivée de la batterie. Il disséquait la pochette de son disque préféré, « Sergent Pepper », se demandant comment on pouvait mettre autant de créativité dans une image. En plus des Beatles, il écoute Dylan, Bowie, Gainsbourg, Mozart aussi, autant de vinyles que son père, qui travaillait dans une compagnie aérienne, faisait tourner en boucle.

En grandissant, sa culture musicale, bien digérée, a intégré Nirvana, Interpol,les Black Keys. Et à 33 ans, lui qui n’a jamais pris de cours de musique ni de chant mais a commencé la guitare à 7 ans s’est lancé dans un travail en solo.

Rover, le rockComme Timothée a passé sa vie à voyager, il a pas mal de petites histoires savoureuses qui facilitent la promotion d’un premier album. A New York, où il a vécu pendant sept ans, il était au lycée français en même temps que deux des Strokes, avec qui il a fait du basket plus que de la musique.

Moins anecdotique, il a été pendant trois ans le guitariste du groupe de punk/rock de son frère à Beyrouth, où la scène musicale underground estfiévreuse. L’expérience l’a beaucoup marqué.

A l’été 2008, le jeune homme quitte le Liban précipitamment. Son visa touristique a expiré et en quatre jours, il plie bagages. Après quelques semaines de balade à Berlin, c’est dans son pays natal qu’il décide, un peu désœuvré, de reconstruire sa vie. Il s’installe dans la maison familiale en Bretagne pour travailler sur son album à lui.

L’écriture des textes est soignée et variée aussi, fragments d’images, comme faisait Lennon. En anglais forcément, puisque Rover pense et réfléchit souvent dans cette langue. Le tube « Aqualast » s’inspire de lettres de Poilus de retour après la Première Guerre mondiale ; « Lou » est une déclaration d’amour écrite en une demi-heure. A écouter d’urgence, son live accordé à PUREchannel !