Lionel Aknine nous présente les coulisses du métier d’attaché de presse ! Un one-man-show, bourré de rires et de souvenirs.

Lionel était comédien avant de tomber dans les méandres du milieu de la musique, qui l’amène à travailler avec des stars internationales et françaises.
C’est à 50 ans qu’il décide de remonter sur scène, et quoi de mieux que de raconter avec humour et ironie ce qui fait son quotidien pendant près de 20 ans. Des anecdotes avec les artistes, journalistes, managers, producteurs,… il n’en manque pas !
Auteur et seul interprète du spectacle, Lionel Aknine décrit avec brio tous ses personnages, aussi cocasses les uns que les autres (Un Lou Reed qui refuse les interviews, les De La Soul, groupe de rap, qui fument sans arrêt et font trois têtes de plus que lui, une Bonnie Tyler qui lui fait porter son sac à main…). Et bien sûr, il joue son propre rôle : celui d’un attaché de presse qui débarque dans le métier un peu par hasard, et par nécessité. Mais au fil du temps, il se surprend à apprécier ce métier malgré toutes les galères rencontrées. Un attaché de presse selon Lionel Aknine ? Il est toujours au téléphone. Essaye de satisfaire les besoins et envies de ceux qui l’entourent. Court dans tous les sens. Survend ses artistes (sans en être remercié !) et bien sûr s’adapte à ces derniers (« Tu bosses avec les jazzman, tu deviens intelligent ! Tu bosses avec des rasta, tu fumes des joints ! »). Être attaché de presse, c’est aussi être psy, à ses heures perdues…

Lionel Aknine est une vraie pile électrique sur scène, et certaines situations sont hilarantes. Il est arrivé à réunir ses deux univers, le théâtre et le métier d’attaché de presse, pour en faire une comédie jubilatoire et légère !
Si vous connaissez bien ce milieu, vous vous reconnaîtrez sûrement dans certaines situations. Sinon, allez découvrir l’univers du show-business !

Tous les vendredis et samedis à 21h30 aux Feux de la Rampe, jusqu’au 28 mars 2015 !


Résurrection du groupe Death From Above 1979 31 October 2014 par Guillaume Marsaud dans Evénements, Musique

Death From Above 1979 la preuve que dans l'industrie musicale il y a une vie après la mort

Dix ans après la sortie de leur unique album « You’re a women, I’m a machine », le duo canadien remonte sur scène et signe un retour en fanfare avec « The Physical World », un album urgent et puissant comme une armée en marche et la sortie d’un documentaire sur leur parcours chaotique « Life after Death from Above ». Deuxième chance donc pour un groupe qui était resté dans l’antichambre de la gloire.

Du premier jusqu’au dernier titre Jesse F. Keeler, Sébastien Grainger et leur producteur Dave Sardy (Oasis, Nine Inch Nails) nous gardent sous tension, le son est lourd mais groovy, les riffs rageurs mais dansants (« Virgins ») ce qui n’est pas une mince affaire. Tout au long des 11 titres qui constituent « The Physical World » le style est direct, c’est du gros rock qui tâche tout en restant ludique et mélodique. Le groupe s’autorise quelques incartades plus électro avec « Crystal Ball » notamment et même une ébauche de ballade (certes musclée) avec « White is red » mais revient vite à l’essentiel (« Always on », « Trainwreck 1979″). Vu l’énergie dégagée à l’enregistrement (« Government Trash »), on comprend mieux que leur unique concert parisien est été pris d’assaut la semaine dernière. Et même si le groupe se fait rare en France, il nous reste un disque et un documentaire pour nous consoler et finir de nous convaincre que décidément dans l’industrie musicale il y a une vie après la mort, même si elle vient de très haut.


 

 

C.A.R, la révélation coldwave. 31 October 2014 par Guillaume Marsaud dans Evénements, Musique

La chanteuse du groupe Londonien de coldwave « Battant » Chloé Raunet sort son projet solo C.A.R qualifié outre-manche de « Luminous, poectic and radical », c’est dire… En attendant son concert vendredi 17 octobre au Mama Festival on découvre son nouveau clip « Idle Eyes » avant la sortie de l’album « My Friend » le 27 octobre.

Le titre « Idle Eyes » a la forme d’un bonbon, la couleur d’un bonbon mais avec son parfum doux amer, C.A.R nous laisse tout à la fois heureux et un peu désabusés. Après 3.22 min passées à nous jouer sa petite mélodie on en voudrait plus, on voudrait rester dans cette ambiance douce et cassante, dansante mais un peu froide. C’est que l’artiste fait beaucoup avec peu de choses, elle construit sans chichis un univers singulier : une simple petite ligne de synthé, un texte scandé, un clip dénudé, un refrain hypnotique (un brin désenchanté mais mignon quand même) et nous voilà embarqués dans une sorte de transe. La mélodie, qui se cache derrière « le tacking », vandalise avec humour le traintrain d’une vie quotidienne qui se veut charmante. Assurément C.A.R peut amener un peu de chaleur à nos longues soirées d’automne, ne nous en privons pas.

Soyez prudents, quand on tape Say Yes Dog sur Google, on peut tomber sur des cours d’éducation pour chiens, « Effective puppy training and dog obedience training should be fun ».. mais le plus fun c’est quand même quand on écoute l’EP du groupe mi allemand, mi luxembourgeois, qui vit au Pays-Bas (faut suivre !) Say Yes Dog ! Un groupe électro pop dont l’EP – A Friend – est une véritable (et merveilleuse !) découverte pour PUREchannel. Etant donné que ça fait 2h que j’écoute les quatre titres en boucle (je vous laisse calculer à combien d’écoutes j’en suis…).

Ce trio est composé d’Aaron au chant et au clavier, Paul à la basse et Pascal à la batterie. Ils se sont rencontrés quand ils étaient jeunes, non pas qu’ils soient bien vieux, sur les bancs de l’université. Au Conservatoire Royal de la ville néerlandaise de la Haye, où ils étudient l’ingénierie du son (et le jazz pour Pascal). C’est en 2011 qu’ils fondent Say Yes dog. Le groupe fusionne les mélodies de synthé avec du gros beats. Un cocktail de pop et de house, grisant. Pour l’instant, on sait très peu de choses sur eux. On dit qu’ils sont « the best-kept secret in terms of Electro-Pop ». Chez PUREchannel, on ne sait pas très bien garder les secrets, veuillez nous en excuser ! Ce qu’on entend nous plait, surtout la voix d’Aaron, qui nous guide dans leur univers musical. Say Yes Dog s’oriente plutôt vers un public de clubs et se lierait très bien au dance-floor, mais une certaine mélancolie (qui naît surtout grâce à la voix d’Aaron) colle à leur électro pop. Alors on a envie de remuer son popotin en écoutant leur EP, mais il donne aussi envie de réfléchir sur la vie, les sentiments, tout ça tout ça. Une merveilleuse ambiguïté.

Slow Joe and the Ginger Accident, "Lost for Love" : un deuxième album sorti le 29 septembre sous le label Tôt ou Tard.

Joe, ce bon vieux Joe. Il a maintenant 71 ans ! Et sort son deuxième album aux côtés de Ginger Accident, le collectif lyonnais qui est à l’origine de cette agréable rencontre musicale. Un nouvel album blues-rock aux notes R&B. Un succès.

Mais avant de parler de l’album, revenons sur cette histoire tout à fait originale qui a permis à Slow Joe de se faire connaître. Un « accident » (d’où le nom du groupe Ginger Accident), mais un accident plutôt bénéfique. C’est en 2007 que Cédric de la Chapelle, musicien lyonnais, part en road trip en Inde, ukulélé sous le bras. Au coin d’une rue de Goa, il se laisse envoûter par la voix éraillée de Joe et par la spontanéité de ses textes. Il l’écoute attentivement, et lui propose de collaborer avec lui. C’est là qu’est né le groupe Ginger Accident. Et que le talent de Slow Joe a pu apparaître au grand jour. Au plus grand bonheur de mes oreilles. Leur premier album, « Sunny Side Up », est sorti en 2011 : Joe s’était enregistré seul en Inde, avant d’envoyer ses bandes à Lyon, où le groupe des rockeurs a mixé le tout. Pour ce deuxième album, leur collaboration est plus profonde. Slow Joe et Ginger Accident ont écrit et composé ensemble à Lyon, où Joe était venu s’installer quelques temps.

Lui qui avait passé toute sa vie à écrire et composer pour lui et ses amis en Inde, cette opportunité est fantastique.

Tout au long de l’album, on se laisse emporter par la voix de Joe, douce et éraillée, au léger accent indien. A travers ses textes et son timbre de voix, il nous transmet sa vision de la liberté et de l’espoir. Et sa liberté, il y tient. Il n’y a qu’à voir certains titres de son album : « You don’t have to tell me », ou encore « Gimme no direction ». Joe reprend un titre déjà présent dans son premier album, mais cette fois il chante « Cover Me Over » en duo avec Yael Naim. Leurs voix se marient à merveille et ils réalisent là un slow très émouvant. L’artiste, à 71 ans, lance un défi à la mort à travers le titre « The Eye of the Death », un titre entraînant où Joe tient tête à la mort à la manière d’une tête brûlée. Au fil des chansons, Joe nous transporte, dans son passé, dans ses pensées. Et dans son pays : Joe chante en indien le morceau « Hum Diya », qui nous fait voyager et imaginer le vieil homme errant dans les rues indiennes.

Les mélodies de cet album sont envoûtantes, il s’écoute avec plaisir et sans le vouloir, on s’attache au vieux Joe. Slow Joe & The Ginger Accident cherchent la petite bête qui s’éveillera au fond de nos tripes. Dans « She’s All Women », des cris féminins de désespoir créent un véritable trouble, et Slow Joe vient rétablir le calme d’un coup, de sa voix profonde et envoûtante. Album dans les bacs depuis le 29 septembre.

 Deux coups de cœur : Track 2 « No Caramel Custards » / Track 3 « The Mulberry Bush »

Découvrez-les en concert : 

- à Meylan (38), le samedi 18 octobre à 20h30

- à Dijon (21), le jeudi 23 octobre à 20h00

- à Saint Ave (56), le vendredi 24 octobre à 20h30

- à Paris (75) au New Morning, le mardi 4 novembre à 19h30

- à Feyzin (69), le jeudi 20 novembre à 20h30

- à Saint Jean de Védas (34), le vendredi 21 novembre à 20h00

à Limoges (87), le samedi 22 novembre à 20h30