Soyez prudents, quand on tape Say Yes Dog sur Google, on peut tomber sur des cours d’éducation pour chiens, « Effective puppy training and dog obedience training should be fun ».. mais le plus fun c’est quand même quand on écoute l’EP du groupe mi allemand, mi luxembourgeois, qui vit au Pays-Bas (faut suivre !) Say Yes Dog ! Un groupe électro pop dont l’EP – A Friend – est une véritable (et merveilleuse !) découverte pour PUREchannel. Etant donné que ça fait 2h que j’écoute les quatre titres en boucle (je vous laisse calculer à combien d’écoutes j’en suis…).

Ce trio est composé d’Aaron au chant et au clavier, Paul à la basse et Pascal à la batterie. Ils se sont rencontrés quand ils étaient jeunes, non pas qu’ils soient bien vieux, sur les bancs de l’université. Au Conservatoire Royal de la ville néerlandaise de la Haye, où ils étudient l’ingénierie du son (et le jazz pour Pascal). C’est en 2011 qu’ils fondent Say Yes dog. Le groupe fusionne les mélodies de synthé avec du gros beats. Un cocktail de pop et de house, grisant. Pour l’instant, on sait très peu de choses sur eux. On dit qu’ils sont « the best-kept secret in terms of Electro-Pop ». Chez PUREchannel, on ne sait pas très bien garder les secrets, veuillez nous en excuser ! Ce qu’on entend nous plait, surtout la voix d’Aaron, qui nous guide dans leur univers musical. Say Yes Dog s’oriente plutôt vers un public de clubs et se lierait très bien au dance-floor, mais une certaine mélancolie (qui naît surtout grâce à la voix d’Aaron) colle à leur électro pop. Alors on a envie de remuer son popotin en écoutant leur EP, mais il donne aussi envie de réfléchir sur la vie, les sentiments, tout ça tout ça. Une merveilleuse ambiguïté.

Slow Joe and the Ginger Accident, "Lost for Love" : un deuxième album sorti le 29 septembre sous le label Tôt ou Tard.

Joe, ce bon vieux Joe. Il a maintenant 71 ans ! Et sort son deuxième album aux côtés de Ginger Accident, le collectif lyonnais qui est à l’origine de cette agréable rencontre musicale. Un nouvel album blues-rock aux notes R&B. Un succès.

Mais avant de parler de l’album, revenons sur cette histoire tout à fait originale qui a permis à Slow Joe de se faire connaître. Un « accident » (d’où le nom du groupe Ginger Accident), mais un accident plutôt bénéfique. C’est en 2007 que Cédric de la Chapelle, musicien lyonnais, part en road trip en Inde, ukulélé sous le bras. Au coin d’une rue de Goa, il se laisse envoûter par la voix éraillée de Joe et par la spontanéité de ses textes. Il l’écoute attentivement, et lui propose de collaborer avec lui. C’est là qu’est né le groupe Ginger Accident. Et que le talent de Slow Joe a pu apparaître au grand jour. Au plus grand bonheur de mes oreilles. Leur premier album, « Sunny Side Up », est sorti en 2011 : Joe s’était enregistré seul en Inde, avant d’envoyer ses bandes à Lyon, où le groupe des rockeurs a mixé le tout. Pour ce deuxième album, leur collaboration est plus profonde. Slow Joe et Ginger Accident ont écrit et composé ensemble à Lyon, où Joe était venu s’installer quelques temps.

Lui qui avait passé toute sa vie à écrire et composer pour lui et ses amis en Inde, cette opportunité est fantastique.

Tout au long de l’album, on se laisse emporter par la voix de Joe, douce et éraillée, au léger accent indien. A travers ses textes et son timbre de voix, il nous transmet sa vision de la liberté et de l’espoir. Et sa liberté, il y tient. Il n’y a qu’à voir certains titres de son album : « You don’t have to tell me », ou encore « Gimme no direction ». Joe reprend un titre déjà présent dans son premier album, mais cette fois il chante « Cover Me Over » en duo avec Yael Naim. Leurs voix se marient à merveille et ils réalisent là un slow très émouvant. L’artiste, à 71 ans, lance un défi à la mort à travers le titre « The Eye of the Death », un titre entraînant où Joe tient tête à la mort à la manière d’une tête brûlée. Au fil des chansons, Joe nous transporte, dans son passé, dans ses pensées. Et dans son pays : Joe chante en indien le morceau « Hum Diya », qui nous fait voyager et imaginer le vieil homme errant dans les rues indiennes.

Les mélodies de cet album sont envoûtantes, il s’écoute avec plaisir et sans le vouloir, on s’attache au vieux Joe. Slow Joe & The Ginger Accident cherchent la petite bête qui s’éveillera au fond de nos tripes. Dans « She’s All Women », des cris féminins de désespoir créent un véritable trouble, et Slow Joe vient rétablir le calme d’un coup, de sa voix profonde et envoûtante. Album dans les bacs depuis le 29 septembre.

 Deux coups de cœur : Track 2 « No Caramel Custards » / Track 3 « The Mulberry Bush »

Découvrez-les en concert : 

- à Meylan (38), le samedi 18 octobre à 20h30

- à Dijon (21), le jeudi 23 octobre à 20h00

- à Saint Ave (56), le vendredi 24 octobre à 20h30

- à Paris (75) au New Morning, le mardi 4 novembre à 19h30

- à Feyzin (69), le jeudi 20 novembre à 20h30

- à Saint Jean de Védas (34), le vendredi 21 novembre à 20h00

à Limoges (87), le samedi 22 novembre à 20h30

Jenn Ayache, leader de Superbus, a sorti son premier album solo le 22 septembre !

Premier titre de l’album, les notes glissent et se faufilent au creux de mon nerf auditif. Mon petit cerveau s’active… « Et l’Amérique. Et l’américain. Le pacifique n’est pas si loin ». Tiens, mais je la connais celle-là ! Je me revois la chanter à tue-tête dans ma voiture cet été, sur la route des plages. Deuxième titre, « Acide ». Vous la connaissez sûrement aussi. Jenn Ayache a choisi de démarrer son album +001 par ses deux singles : « L’Américain » et « Acide ». Deux petites mises en bouche sorties respectivement en janvier et juin dernier avant la sortie de l’album prévue pour le 22 septembre.

Et justement cet album, je l’ai écouté pour vous. Pas de doute, on reconnaît bien la patte de miss Superbus. Jennifer Ayache produit pourtant là son premier album solo, sans pour autant abandonner son groupe pop rock dont elle est le leader. Au départ, un premier single intitulé « Si j’essaye » est sorti en décembre dernier. Mais celui-ci n’a pas eu le résultat escompté. Probablement car il s’éloignait un peu trop de l’univers musical de la demoiselle. Finalement cet extrait a été retiré de l’album et Jenn Ayache l’a retravaillé et a notamment intégré « Acide » à sa tracklist, qui n’apparaissait pas sur celle de départ.

Sur cet album, le style aérien et le timbre de voix de Jennifer se reconnaissent parfaitement. Mais elle signe là un album aux notes souvent plus électro et touche même au rap avec son titre « Jai voyagé » en duo avec Tito Prince, un rappeur français qui s’est notamment fait connaître avec son titre « Godson Power ». On se laisse facilement emporter au fil de ses chansons, qui nous provoque un léger hochement de tête (comme pour « Just in time ») ou même une véritable envie de remuer tout son corps au rythme de la musique (c’est le cas avec « Animal » qu’elle chante en duo avec Mat Bastard, le chanteur du groupe Skip the Use). Certains titres sont mêmes assez « noirs » comme « On S’connaît pas », un style rare de la part de Jenn Ayache. Le rythme est saccadé, la voix feutrée, on est comme dans une bulle où on ne se sent pas forcément très à l’aise. Mais le style très dynamique de Jennifer revient à la charge dès le titre suivant avec « Elle a balancé » où l’on retrouve son grain de folie et son énergie débordante. Jenn Ayache a aussi fait le choix de faire une reprise de « Diabolo Menthe » d’Yves Simon, une chanson française qui date (1978 !) mais que l’artiste a su reprendre à sa sauce avec succès.

Dans cet album, Jennifer Ayache s’essaye à plusieurs styles différents et s’en sort vraiment pas mal. Reste à voir si son public ne sera pas trop dérouté. Il ne faut en tout cas pas s’attendre à une pâle version de Superbus, mais bien à tout l’univers musical de Jenn Ayache. Dans les bacs depuis le 22 septembre.

Deux coups de cœur : Track 6 « Just in time » / Track 11 « Animal » 

p>L’équipe de PUREchannel, est en ce moment même sur la route de Marmande dans le Lot-Et-Garonne pour participer demain au Festival Garorock.

Du 28 au 30 juin vivez en direct avec PUREchannel l’événement Garorock. Une programmation, haut en couleur avec une quarantaine d’artistes d’exceptions qui viendront animer l’événement : Asaf Avidan, Skip the Use, Mika, Black Rebel Motorcycle Club, Animals in Cage et bien d’autres vous donne rendez-vous sur scène !

Cette nouvelle édition s’annonce riche en surprises et en découvertes musicales !

Garorock c’est : 3 jours frénétiques de PURE live dans un cadre inoubliable ; alors préparez vous a vivre une aventure INSOLITE et partager des moments UNIQUES.

Des interviews, des lives et bien d’autres surprises vous attendent bientôt sur PUREchannel ! En attendant retrouvez un avant-goût du festival en visionnant le teaser Garorock 2013 !

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Le nouvel album « Amuse-bouches » d’Elodie Frégé est disponible dans les bacs depuis le 24 juin.

Musicienne, interprète, comédienne, danseuse… Depuis ses débuts, Elodie Frégé est polyvalente. Polyvalente et surprenante.  Ce mois-ci, la trentenaire relève ses manches, enfile son tablier et s’installe derrière les fourneaux. Au menu du jour : « Amuse-bouches », quatrième album composé d’une douzaine de plats garnis de murmures sensuels, le tout relevé dans une atmosphère érotico-chic assumée. Après son troisième album, La fille de l’après-midi remet le couvert en présentant des mélodies osées, cuites à point. Parfois saignantes, jamais crues.

Atypiques, les résonances aériennes des chansons se savourent aux grandes tables et s’accordent harmonieusement aux pique-niques. Rendez-vous sur la Lune où les titres prennent de la hauteur dans une pop sixties. Inspirée par l’œuvre hitchockienne, la jeune femme y affirme son caractère et son franc-parler, qui pérennisent sa signature artistique.

Elodie se métamorphose en une Brigitte Bardot des temps modernes sur une reprise du célèbre « Tu veux ou tu veux pas ».  Séductrice et séduisante. « La Ceinture », titre évocateur, sorti en 2006, l’a révélée sur la scène française. « Amuse-bouches » s’inscrit dans cette continuité de chansons inspirées par le plaisir et le désir charnel. La jeune protégée de Benjamin Biolay cuisine quelques friandises mielleuses au parfum exotique.  Le piano et l’accordéon occupent une place d’honneur, dégageant une chaleur et une force rythmique associées à des airs de tango.

Espiègle, la garce romantique propose un avant-goût de l’opus avec « Comment t’appelles-tu ce matin ». Un premier hors d’œuvre qui met l’eau à la bouche par ses ritournelles entêtantes.  Gourmande, la jeune femme s’impose subtilement en croqueuse d’hommes. Métamorphosée en Marilyn pour l’occasion, Elodie se délecte avec aisance dans le clip qui accompagne la chanson.

Son public prendra goût à découvrir ce nouvel album sorti le 24 juin. L’artiste saura également ravir les papilles des gourmets qui la connaissent peu. Elodie n’est pas encore à la tête d’un établissement gastronomique. Pourtant, on lui décerne volontiers quelques étoiles pour ce repas musical, de loin le plus raffiné de l’ensemble de ses mets. 

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