Le film Alyah, un premier film réussi !Présenté lors de dernier Festival de Cannes dans la Quinzaine des réalisateurs, le premier long métrage réussi d’Elie Wajeman sur les errements d’un jeune dealer parisien. A noter également la présence du duo Pio Marmai/Guillaume Gouix et une ambiance hyper réaliste.

Synopsis :  Paris 2011. Alex a vingt-sept ans. Il vend du shit et vit dans l’ombre de son frère Isaac, lequel après avoir été son soutien est devenu son fardeau. Alors quand son cousin lui annonce qu’il ouvre un restaurant à Tel-Aviv, Alex imagine le rejoindre pour changer enfin de vie. Déterminé à partir, Alex doit dès lors trouver de l’argent et faire son Alyah. Mais il devra aussi tout quitter : Paris qu’il aime tant, Esther son ancien amour, Mathias son ami de toujours et Jeanne qu’il vient de rencontrer. Saisi entre son Alyah, la vente de drogue, ses amours complexes et un frère destructeur, Alex devra trouver sa voie.

 

La première qualité d’Alyah est de savoir jouer avec les apparences sans jamais laisser le temps de s’en méfier. Le film raconte le laps de temps qui s’écoule entre la décision de Nathan et son départ. Quelques semaines au cours desquelles il doit faire un bilan plutôt morose de sa plus si jeune existence. Côté carrière, il sait que son petit commerce se terminera un jour ou l’autre derrière les barreaux d’une cellule. Son meilleur ami se charge de lui en fournir une convaincante démonstration.

Le choix de Nathan ne correspond à aucun désir. Il ne s’agit ni d’une révélation mystique mais une unique et minuscule porte de sortie. La mise en scène sérieuse du premier long métrage d’Elie Wajeman sert parfaitement le scénario. Surtout, le film révèle au grand jour ce qui semble intéresser par-dessus tout le jeune cinéaste  : une passion contagieuse pour ses personnages et pour ceux qui les incarnent. Un très beau film à voir dès sa sortie mercredi dans les salles obscures !