L’Attentat de Ziad Doueiri a reçu trois prix lors du Festival COL-COA de Los Angeles.

COL-COA / City Of Lights – City Of Angels, le Festival francophone de cinéma de Los Angeles s’est déroulé du 15 au 22 avril derniers. 57 films dont 31 longs métrages et 19 courts métrages ont concouru pour les COL-COA Awards 2013.

L’Attentat, film écrit et réalisé par Ziad Doueiri, a rafflé la mise. Le Fonds Culturel Franco-Américain lui en effet attribué trois majestueux prix : le Prix du Public, le Prix Spécial de la Critique ainsi que le Coming Soon Award, petit dernier de la famille des récompenses de COL-COA. Le film sera à l’affiche à partir du 29 mai en France.

Le Prix de la Critique a été décerné à Stéphane Brizé pour son film Quelques heures de Printemps.

Le Prix Spécial du Public revient au film de Christian Vincent Les Saveurs du Palais et le Prix du Premier Long-métrage de Fiction est remis à Populaire, la comédie romantique de Régis Roinsard.

Une Mention Spéciale est attribuée par le public au film Le Prénom, d’Alexandre de La Patellière et Matthieu Delaporte, qui sortira aussi prochainement aux Etats-Unis. Le film de François Ozon, Dans la Maison, remporte quant à lui une Mention Spéciale de la part de la critique.

Le Prix du Meilleur Documentaire 2013, est décerné à La Traviata et nous de Philippe Béziat.

Les Lézards, de Vincent Mariette, remporte le Prix du Meilleur Court-métrage. Un Prix Spécial du Jury est attribué au film de Xavier Legrand, Avant que de tout perdre. Mon Amoureux de Daniel Metge et Kiki de Montparnasse de Amélie Harrault, remportent chacun une Mention Spéciale du jury.

Deux courts-métrages sont récompensés à ex-aequo par le public : A la Française, un film d’animation de Morrigane Boyer, Julien Hazebroucq, Ren-Hsien Hsu, Emmanuelle Leleu et William Lorton et La Ville Lumière de Pascal Tessaud.

Les organisateurs du Festival a constaté un nouveau record de fréquentation de plus de 19 000 spectateurs ayant assisté aux projections et panels dans les théâtres de la Directors Guild of America.

« Ce palmarès illustre la diversité du cinéma français et l’éclectisme du goût des américains à son égard », indique François Truffart, directeur et programmateur du Festival. « Cela conforte notre stratégie de programmation qui consiste, depuis dix ans, à offrir une sélection de films destinée à plusieurs publics, dont on sait, pour certains qu’ils viennent aujourd’hui  des quatre coins des Etats-Unis », conlut-il.

La conférence de presse de la Quinzaine des Réalisateurs s’est tenue ce matin au Forum des Images à Paris. A cette occasion, Edouard Waintrop, délégué général, a dévoilé la sélection des films concourant pour la Caméra d’Or 2013. Sur les 3311 films proposés, 1489 longs et 1822 courts métrages étaient en lice pour faire partie des 21 films sélectionnés au final.

Le prestigieux Carrosse d’Or sera remis à Jane Campion.

Concernant les nouveautés de cette 45ème édition, une Assemblée Mondiale des Cinéastes a été crée par la Société des Réalisateurs de Films. Deux débats prendront donc place sur la Croisette à l’issue desquelles une état des lieux du cinéma dans le Monde et sa position dans les différents pays sera établi.

Sans plus attendre, voici la sélection officielle dévoilée lors de cette rencontre avec la presse. A l’honneur cette année : polars, comédies, films de genre, documentaires, etc. La sélection recouvre une large variété de chef d’oeuvres.

LONGS METRAGES
Les films en concours pour la Caméra d’Or sont mentionnés par une étoile.

  • A Strange Course of Events de Raphaël Nadjari
  • Les Apaches* de Thierry de Peretti
  • Après la nuit* de Basil Da Cunha
  • Blue Ruin de  Jeremy Saulnier
  • Le Congrès de Ari Folman (film d’ouverture)
  • La Danza de la realidad de Alejandro Jodorowsky
  • L’Escale* de Kaveh Bakhtiari
  • La Fille du 14 Juillet* de  Antonin Peretjatko
  • Henri de Yolande Moreau (film de clôture)
  • Ilo Ilo* de Anthony Chen
  • Jodorowsky’s Dune* de Franck Pavich
  • Last Days on Mars* de Ruairi Robinson
  • Les Garçons et Guillaume, à table !* de Guillaume Gallienne
  • Magic Magic de Sebastian Silva
  • On the Job de Erik Matti
  • Le Géant égoïste de Clio Barnard
  • Tip Top de Serge Bozon
  • Ugly de Anurag Kashyap
  • Un voyageur de Marcel Ophuls
  • L’Eté des poissons volants de Marcela Said
  • We Are What We Are de Jim Mickle

COURTS METRAGES 

  • Gambozinos de João Nicolau
  • Lágy Eső de Dénes Nagy
  • LE QUEPA SUR LA VILNI ! de Yann Le Quellec
  • Man kann nicht alles auf einmal tun, aber man kann alles auf einmal lassende Marie-Elsa Sgualdo
  • O umbra de nor de Radu Jude
  • Pouco mais de um mês de André Novais Oliveira
  • Que je tombe tout le temps ? de Eduardo Williams
  • Solecito de Oscar Ruiz Navia
  • Swimmer de Lynne Ramsay

D’ores et déjà, quelques tendances sont à noter. Trois comédies françaises, trois styles très différents (dont l’adaptation de la pièce de théâtre de Guillaume Gallienne, Les Garçons et Guillaume, à table!). Des films anglais, chiliens et taïwanais seront à l’honneur. Edouard Waintrop n’a pas manqué de souligner que cette sélection s’est révélée « très émouvante ».

En attendant de découvrir ces réalisations, restez connectés sur PUREchannel pour recevoir toutes les infos de la 66ème édition du Festival de Cannes !

Live-Report @ Palais des Sports

Paris-Sud Minute. Pour promouvoir leur album sorti en décembre dernier, le groupe de rap 1995 était en concert le 19 avril au Palais des Sports. Bienvenue dans la 95ème chambre / Entrez dans la suite / Bienvenue aux tard rentreurs de son dans l’casque / Aux Parisiens, aux Provinciaux. Alpha Wann, Darryl Zeuja, Sneazzy West, Fonky Flav’, Nekfeu et Hologram Lo’, les six figures emblématiques du posse ont accueilli comme des grands un public venu les rencontrer à domicile.

Assied-toi et observe ceux qui t’entourent. Sweats à capuche, casquettes, t-shirts floqués 1-99-5. L’histoire s’écrit, le logo couvre le textile. Vendredi soir, ce sont principalement des lycéens et des étudiants qui ont fait le déplacement pour rencontrer la relève du rap des années 90 dans une salle quasi-comble. Deux blocs à l’effigie du nom du groupe sont placés au centre de la scène. Le DJ Hologram Lo’ fait son apparition en premier, suivi de peu par le reste du gang et Loretta, l’une des guests de la soirée. Dès le premier morceau, Flingue dessus, les rappeurs donnent le ton. Leurs énergie et enthousiasme sont transmissibles.

Les années filent mais mon équipe reste à l’affiche. En deux ans, force est de constater que la team a fait du chemin. Concerts, festivals, show privés insolites (dans la Catacombes ou ailleurs), 1995 a accumulé les prestations scéniques. Et ça se ressent. Le public a affaire à des professionnels. Leur spectacle est bien rodé : les pas sont synchronisés et le débit du crew est fluide. Pourtant (et heureusement), les jeunes ne tombent pas dans la facilité. Ainsi, la scène du Palais des Sports prend bientôt des airs de ring où un battle se met en place entre Nekflamme et Alpha Wan. La salle est divisée en deux pour soutenir son champion. Sur Milliardaire, la soirée a des allures de festival. « Maintenant, on invite tout le monde à s’accroupir », lance Darryl Zeuja. Le public ultra-réceptif se prête au jeu.

Ca résonne.  Le sets sont divisés en deux parties. L’équipe maîtrise  parfaitement le tout. OrselSan et le gang IAM font leur apparition à tour de rôle pendant le spectacle. Le collectif marseillais ne reste que pour une (trop) brève chanson, la fameuse Petit Frère. On imagine qu’ils doivent être dans les derniers préparatifs de leur nouvel album Arts Martiens. Tandis que les mains forment des S, le second groupe dont Nekfeu fait partie, S-Crew, présente quelques titres.

Tu sais que c’est réel, quand on raconte nos joies, nos peines qui s’affrontent dans nos villes. Poètes de rue, le groupe lance des punchlines qui sonnent en maître durant deux heures, dans un style qui n’appartient qu’à eux. Les paroles sont profondes, les mélodies se démarquent.  Le succès est réel. 

La 45ème Quinzaine des Réalisateurs cannoise s’ouvrira par le film Le Congrès du réalisateur israélien Ari Folman. Jeudi 16 mai à 19h30 au Théâtre de la Croisette, Ari Folman présentera sa réalisation cinématographique tirée du roman The Futurological Congress de Stanislaw Lem.

La trame de l’histoire est la suivante : « Robin Wright (dans son propre rôle) se voit proposer par la Miramount d’être scannée. Son alias pourra ainsi être librement exploité dans tous les films que la major compagnie hollywoodienne décidera de tourner, même les plus commerciaux, ceux qu’elle avait jusque-là refusés. Pendant 20 ans, elle doit disparaître et reviendra comme invitée d’honneur du Congrès Miramount-Nagasaki dans un monde transformé et aux apparences fantastiques ».

Edouard Waintrop, délégué général, précise que le film « pose un regard halluciné sur notre avenir et celui du cinéma ». A l’instar de cette adaptation, la Quinzaine des Réalisateurs 2013 s’occupera de l’avenir du cinéma dans le monde.

Robin Wright interprète son propre rôle dans Le Congrès d’Ari Folman

Live-Report @ Trabendo

Dans son nouvel opus, Aufgang, trio fondé en 2005, a trouvé la clef pour surprendre ses auditeurs. Issu d’une rencontre new-yorkaise, le groupe remporte le pari de se démarquer en créant des sonorités inédites nées de la fusion du classique et de l’électro. Au Trabendo, mardi soir, Francesco Tristano, Rami Khalifé et Aymeric Westrich ont entraîné un public réceptif dans l’univers particulier de leur second album intitulé Istiklaliya, sorti ce lundi.

Le succès de cette prestation réside en l’association atypique de plusieurs instruments variés: deux pianos à queue, une batterie, un synthé et une boîte à musique. Le tout joué par trois musiciens dégageant une belle énergie et transmettant au public le plaisir qu’ils ont à être sur scène.

D’entrée de jeu, Rami Khalifé, pianiste, précise « notre musique est une histoire en plusieurs épisodes, on joue dix morceaux en un seul ». Il la compare à la carrière sportive de Diego Maradona. Impressionnant !

Après quelques mesures, on assimile rapidement la référence. Dès le premier set, on est transporté sur un terrain de foot argentin. Les auditeurs deviennent supporters, tous bras levés. Un match prend place entre les deux pianos, c’est à celui qui emportera le public le plus loin. Mélodies aériennes, solos de blues. L’enjeu se fait ressentir, même si la rencontre est amicale. La batterie et le synthé jouent à domicile, ils contrôlent l’ensemble des sets en ponctuant l’intervention des deux pianistes de résonnances house.

Le doigté agile des pianistes court sur le clavier, comme pour rattraper un ballon imaginaire. La passe est à la batterie. Elle s’emballe, prend le relai, drible entre deux cymbales, feinte, suivie par les oreilles attentives du public.

Le trio remporte la victoire, le public en redemande. Ce soir, les trois champions n’ont pas peur de mouiller le maillot. Prolongations : trois rappels clôturent la prestation scénique. Dernier coup franc sur la fameuse « Kyrie ». Les auditeurs sont ravis, le trio également. Après un entraînement de deux ans, le talent des jeunes se confirme. A ce stade, ils ont fait leurs preuves. De multiples nuances (post-rock à jazzy) colorent leur performance. La rencontre se conclut sur une ola.

Cette soirée au Trabendo marque le début d’une belle saison pour l’équipe. Lille, Mérignac, Grenoble, Bourges… Des rencontres décisives qui hisseront certainement le trio au rang de champions de leur catégorie (du moins on l’espère) !

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