Death From Above 1979 la preuve que dans l'industrie musicale il y a une vie après la mort

Dix ans après la sortie de leur unique album « You’re a women, I’m a machine », le duo canadien remonte sur scène et signe un retour en fanfare avec « The Physical World », un album urgent et puissant comme une armée en marche et la sortie d’un documentaire sur leur parcours chaotique « Life after Death from Above ». Deuxième chance donc pour un groupe qui était resté dans l’antichambre de la gloire.

Du premier jusqu’au dernier titre Jesse F. Keeler, Sébastien Grainger et leur producteur Dave Sardy (Oasis, Nine Inch Nails) nous gardent sous tension, le son est lourd mais groovy, les riffs rageurs mais dansants (« Virgins ») ce qui n’est pas une mince affaire. Tout au long des 11 titres qui constituent « The Physical World » le style est direct, c’est du gros rock qui tâche tout en restant ludique et mélodique. Le groupe s’autorise quelques incartades plus électro avec « Crystal Ball » notamment et même une ébauche de ballade (certes musclée) avec « White is red » mais revient vite à l’essentiel (« Always on », « Trainwreck 1979″). Vu l’énergie dégagée à l’enregistrement (« Government Trash »), on comprend mieux que leur unique concert parisien est été pris d’assaut la semaine dernière. Et même si le groupe se fait rare en France, il nous reste un disque et un documentaire pour nous consoler et finir de nous convaincre que décidément dans l’industrie musicale il y a une vie après la mort, même si elle vient de très haut.