p>Critique de l'album

Fut un temps, The Offspring c’était quand même un peu incontournable. Pour résumer assez grossièrement  les 90’s, en « punk » californien on avait Green Day et The Offspring. Point. Et quand les uns sont têtes d’affiches à Rock en Seine 2012, les autres sont maintenant cantonnés aux 5 minutes revival que leur accorde les We are 90’s sur leurs sorties. J’avoue j’ai un peu fait comme tout le monde. J’ai arrêté The Offspring avec « Conspiracy of One », en 2000. Après cet, je n’ai jamais vraiment retrouvé The Offspring… ou je ne m’y suis plus jamais vraiment retrouvé… Allez savoir ! « Days go By », comme ils le disent eux même.

Découvrir alors que, 12 ans plus tard, The Offspring sort encore des albums ne peut qu’éveiller ma nostalgie, titiller ma curiosité, et me pousser à tendre une oreille curieuse sur ce « Days go By », fraichement enregistré.

Intro bien punk (enfin punk « Offspring » je ne voudrais pas choquer les puristes) The Futur Is No c’est tout de suite le son Offspring. Noodles ne semble pas avoir touché un seul des réglages de sa guitare, c’est bien son overdrive. Quant à Dexter Holland

Ce qui m’a toujours le plus gêné dans ce groupe, c’est la voix trop juste de leur chanteur. Ceux qui les ont déjà vus en live savent de quoi je parle. Le mec à pas un timbre transcendant, tu mets Dexter Holland au casting de The Voice, c’est pas dit qu’il passe un tour. As « Days go By », on sait qu’il faut parfois se résilier. Certaines choses ne changent pas. La voix de Dexter Holland en fait partie. C’est dingue, on a l’impression que le mec à un limiter dans la gorge tant sa voix semble forcée à chaque sortie de phrase. Il n’y a guère qu’en rappant sur Crusing Cafifornia (Bumpin’ in My Truck) que le type s’en sort. Et encore, il n’a pas un flow de ouf.

Critique de l'album Ce titre, parlons en justement. Jusqu’au cinquième morceau, ça passe. Ce n’est pas révolutionnaire, mais ça s’écoute. Mais l’intro de Cruising… Mon dieu !! The Offspring c’est Simple Plan, en fait… Avec 15 ans de plus et autant de crédibilité en moins ! Ça pue le vieux-beau Californien ! Rendez-moi le groupe qui a pondu « Smash » !!!  Et le pire, c’est que ça peut marcher cette connerie ! C’est frais, léger, ensoleillé, tellement radio-material… Ça en est presque cliché.

Pour le reste, quoi qu’ils tentent, c’est d’une déjà entendu, et de deux souvent meilleur ailleurs. Ce n’est pas faute d’essayer de varier les titres. Bien au contraire. Mais ce « Days go By » manque quand même cruellement d’ingéniosité… ou d’intensité… ou de personnalité… Enfin, je ne saurais pas vraiment dire quoi, mais il y a clairement un truc qui manque ; en tout cas comparé à certains de leurs précédents albums.

Au final, « Days go By » n’aura provoqué que trois petits sourires chez le vieux con en quête de nostalgie que je suis (Dirty Magic 2.0 n’apportant qu’un son plus moderne à leur titre d’origine) : sur Hurting as One, Dividing by Zero, et Slims Pickens C’est maigre. Le constat s’impose avec évidence, The Offspring ne m’emballe décidemment plus. On ne pourra pas me reprocher de ne pas être allé le vérifier.

Au moins, puis-je les remercier de m’avoir poussé à aller googler Slim Pickens dans la foulée de l’écoute du dernier titre : Slim Pickens Does the Right Thing and Rides the Bomb To Hell (?!?). Il n’est jamais trop tard pour découvrir que c’est un acteur américain, et pas un gros nobody, puisque comme y fait référence le titre de la chanson, il a joué, entre autre, le Major T. J. Kong dans  Dr Strangelove de Kubrick. J’aurai au moins appris un truc aujourd’hui.

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