Critique de l'album Folk Talk de Dick AnnegarnUn album blues tout en simplicité. Des ballades sur les rives du Bayou. Une guitare, un tambourin, un harmonica et des voix… Profondes, chaudes et rauques. Une authenticité qui dès les premières notes rappelle les mélodies de la Nouvelle-Orléans.

Ce nouvel album puise toute sa force dans les racines du blues, du gospel même – avec des chœurs qui répondent à la complainte de l’artiste. Dick Annegarn reprend avec audace les grands classiques du répertoire blues, soul et folk américain, Worried Man, Down in the valley, Georgia.  On regrettera certaines reprises moins réussies – notamment Fever et Love me tender. Des chansons trop éloignées de l’univers du chanteur.

La prestation de Freddy Koella, son guitariste, est remarquable, magnifique. La guitare n’accompagne pas uniquement l’artiste
- elle chante, pleure, séduit… comme dans Saint James Infirmery ou encore Don’t think twice, It’s alright.

Un album quelque peu inégal, mais entièrement consacré au blues.