Samuel Le Bihan, le discret Samuel Le Bihan était l’un des grands acteurs français de la fin du début des années 2000, depuis quelques années l’acteur se fait plus discret. Le Bihan revient au cinéma avec le film Cornouaille d’Anne Le Ny, aux côtés de Vanessa Paradis. Est-ce enfin le retour de cette belle gueule du cinéma français ? Retour sur la carrière de ce comédien atypique…

Après avoir manifesté son intention de devenir peintre, dessinateur ou mécanicien, Samuel Le Bihan se lance dans la voie de la comédie en fréquentant le Cours Florent et en faisant l’expérience du théâtre de rue qui l’emmène sur les routes d’Europe. Il intègre également le Conservatoire ainsi que la Comédie Française où il réside de 1995 à 1997. C’est le cinéaste René Féret qui lui offre ses premiers rôles intéressants dans Promenades d’été (1992) et La Place d’un autre (1993).

Sa carrière lancée, on le voit tourner sous la direction de grands noms de la réalisation : Krzysztof Kieslowski (Trois couleurs – Rouge, 1994), Régis Wargnier (Une femme française, 1995) ou Alain Corneau (Le Cousin, 1997). Également au générique d’A vendre (1998) de Laetitia Masson, il est nommé au César du Meilleur espoir masculin pour sa performance dans Capitaine Conan (1996) de Bertrand Tavernier. Nouvelle gueule d’amour du cinéma français, à laquelle Nathalie Baye n’est d’ailleurs pas insensible dans Vénus beauté (institut) (1999), Samuel Le Bihan connaît véritablement la consécration en 2000 grâce au succès de la comédie Jet Set de Fabien Onteniente - un metteur en scène avec qui il collaborera à nouveau pour 3 zéros (2002) et Disco (2008) – et du film fantastique Le Pacte des loups de Christophe Gans.

Samuel Le Bihan, le discret Incarnation de l’amant parfait (A la folie, pas du tout, 2002) ou de la virilité à l’état brut (Une affaire privée, La Mentale, Fureur), l’acteur tente une carrière à l’international (Le Pont du roi Saint-Louis, Le Dernier signe, 2005), de producteur (Exes, 2006) et de réalisateur (Saison 1 de la série Sable noir, id.). Prêtant sa voix au vétéran du circuit Chick Hicks dans le film d’animation Cars (2006) de John Lasseter, il effectue un retour remarqué à l’écran en s’essayant au registre horrifique (Frontière(s), 2007) et en se trémoussant sur des airs de Disco (2008). La même année, il n’hésite pas à prendre 20 kilos pour camper Michel Ardouin, l’un des complices de Mesrine dans L’Instinct de mort, et dans sa suite.

Après avoir tourné dans des téléfilms en 2010 (Obsession(s) et Le Piège Afghan), il se retrouve parmi les acteurs récurrents de la série policière française créée par Olivier MarchalBraquo. Il débute ensuite l’année 2012 avec un film qui s’inscrit dans le même genre : Une nuit, de Philippe Lefebvre. Il y donne la réplique à Roschdy Zem et à Sara Forestier.