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 Après L’homme sans âge  et le sublime Tetro, le cinéaste propose ainsi une nouvelle œuvre parfaitement hors norme avec Twixt

Le titre du film pourrait faire allusion au jeu de société du même nom, peu connu sous nos tropiques, qui est un jeu de combinatoire abstrait assez simple mais qui multiplie les possibilités : une façon pour Coppola de nous plonger au cœur d’un film littéralement en train de se faire, évoquant le principe même de la création comme un enchaînement de hasards et d’opportunités

De son propre aveu, le cinéaste a construit son film en partant d’un étrange rêve qu’il a fait lui-même et qu’il met en scène à travers le personnage incarné par Val Kilmer : cet écrivain raté (condamné à répéter infiniment les mêmes histoires) fait ainsi lui-même un rêve, qui va d’ailleurs lui inspirer le sujet de son prochain roman, qu’il a tant de mal à écrire… C’est bien sûr le difficile accouchement de l’œuvre, l’angoisse de la page blanche de l’écrivain ou du scénariste, que Coppola aborde avec Twixt ! Et cet étrange récit, partagé entre rêve et réalité et des esthétiques finalement très contrastées, devient très vite fascinant à suivre au fur et à mesure qu’il se déroule à l’écran, justement parce qu’il nous mène de hasards en surprises, d’absurdités presque bouffonnes en instants de grâce poétique…

L’univers abordé par le film stimule en outre joliment l’imaginaire, particulièrement les séquences oniriques, presque irréelles, dans des monochromes bleu nuit d’où émerge ici et là quelques couleurs plus vives… Avec une économie de mise en scène, Coppola nous emmène ainsi au bout de la nuit, pour un voyage au pays des rêves et du fantasme, peuplé par une jeune fille fantomatique (Elle Fanning), des enfants morts, un shérif un peu taré (Bruce Dern), un jeune poète vampiro-gothique (Alden Ehrenreich) et même Edgar Allan Poe (Ben Chaplin) ! Si les contrastes de photographie entre les différentes séquences ne sont pas des plus subtiles et si le film prend assez régulièrement des allures de série B parfaitement fauchée, sa force est justement d’assumer pleinement les grands écarts qu’il opère et les ruptures de tonalité qu’il ose entre humour décalé ou scènes d’épouvante pures…

Le grand Coppola semble alors en recherche constante dans Twixt et c’est peut-être justement là son sujet le plus passionnant : à la recherche de son scénario, de ses personnages… mais également à la recherche de formes nouvelles, comme à travers cette utilisation très particulière – et parcimonieuse – de la 3D, laissant le spectateur enfiler les fameuses lunettes qu’au cours de deux séquences seulement, d’une durée totale de projection en relief n’excédant probablement pas les quinze minutes

Un contraste technique entre 2D et 3D revendiqué par le cinéaste, afin de donner une plus grande importance aux seules séquences les plus à même de se prêter à une projection stéréoscopique…

Décidément, le réalisateur du « Parrain » et d’« Apocalypse now » n’a pas encore fini de nous surprendre !