Critique du film The Artist de Michel Hazanavicius

Un film muet, pourquoi pas ? On se replonge dans les années 20. Tout y est. Les décors, les costumes, les musiques très jazzy, les farces… Pourtant les acteurs font étrangement très 2011. Des mimiques, des grimaces qui singent les émotions. Sans paroles, on découvre d’ailleurs un Jean Dujardin constamment dans la surinterprétation.

Difficile d’entrer dans l’histoire quelque peu dramatique de cet acteur de cinéma muet qui refuse de passer aux films parlants. Il doit dire adieu à Hollywood et perd tout – la gloire, l’amour de sa femme, ses richesses, son majordome…C’est une jeune actrice (Bérénice Béjo) devenue célèbre grâce aux films parlants qui va l’aider à revenir sur le devant de la scène. Une histoire d’amour qui ne touche pas vraiment. On se demande d’où vient la profondeur de leurs sentiments ?

Un petit chien tient le troisième rôle. Cette copie conforme de Milou ponctue le film de farces. Un comique de répétition qui fonctionne parfois. On passe un bon moment, on rit de temps en temps mais au fond, on le sait, l’ère du film muet est bel et bien révolue.