Critique du film Starbuck de Ken Scott De C.R.A.Z.Y à J’ai tué ma mère, le cinéma québécois est en pleine forme ces dernières années. Dernier long-métrage en date, le film « Starbuck » vient de sortir dans les salles françaises. Peut-être LE phénomène humoristique de cet été…

Pourtant, le synopsis est très original et étonne. « Alors qu’il s’apprête à être père, David Wosniak, éternel adolescent de 42 ans, découvre être le géniteur anonyme de 533 enfants déterminés à le retrouver. » Si vous vous attendez à un drame ou à un film entièrement basé sur la procréation in-vitro, vous allez être déçus.

Ce long-métrage de Ken Scott, scénariste devenu réalisateur est très bien écrit : les répliques fusent, les mots sont très bien choisis et les scènes cocasses s’enchainent à un rythme effréné. Un film politiquement pas correct, bref… une excellente comédie ! Le film pourrait connaitre un vrai succès en France : de bons acteurs, une belle histoire, des scènes mythiques…tous les éléments sont réunis pour que Starbuck soit LA comédie de l’été !

Avant de poser le problème de la paternité et de l’anonymat lié au don de sperme, Starbuck est avant tout une histoire de famille. Celle d’immigrés polonais au Québec, propriétaires d’une boucherie, au sein de laquelle David fait figure de trublion, qui, dans ses 20 ans, fréquenta assidument la banque du sperme dont il était voisin, pour se faire de l’argent. Il est toutefois curieux que dans ce contexte familial central au film, la mère ne fasse aucune apparition et que l’on ne sache pas ce qu’il en est advenu. Les auteurs répondent qu’ils voulaient donner un seul point de vue masculin sur leur sujet.

Critique du film Starbuck de Ken ScottMais ce film est déjà un succès. En effet, avec rien moins que trois prix au Festival international du film d’humour d’Alpe d’Huez – Prix spécial du jury, Prix d’interprétation masculine, Coup de cœur masculin -, le film de Ken Scott est un vrai bain de fraîcheur, drôle et loin de toute tonalité sarcastique ou cynique. Starbuck prône l’amour filiale et les valeurs familiales avec réjouissance. De plus, Hollywood a mieux compris le potentiel comique de ce scénario original à la portée universelle. Scott est déjà en train d’écrire la version américaine de Starbuck qu’il mettra en scène dès cet automne. Avant de découvrir cette production made in USA, on peut découvrir l’original en salle depuis le 27 juin et se délecter de ce petit bijou d’humour tendre aux dialogues québécois délectables.

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