Critique du film Sleeping Beauty de Julia LeighÉtudiante en manque d’argent, la belle Lucy répond à une annonce. Sa tâche : dormir dans un lit pendant que des vieux messieurs jouent avec elle. La seule promesse, son vagin reste un temple qui ne sera pas pénétré.

La réalisatrice australienne Julia Leigh revisite dans Sleeping Beauty la Belle au bois dormant mais endort hélas gentiment le spectateur.

Au lieu de livrer une version moderne, érotique, angoissante du beau conte de Charles Perrault, elle réalise un film à l’esthétique glacée, bien trop froid pour toucher.

Les déboires de la jeune femme, mollement interprétée par Emily Browning, pourtant très bien dans Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaires ou même Sucker Punch, laissent de marbre. Même sa détresse dans la dernière partie du film fatigue.

Suite de jolis tableaux de chambre, Sleeping Beauty déçoit donc, et on préférera revoir L’Apollonide de Bertrand Bonello, qui lui, savait vraiment parler de femme, de chair, de sexe, sans pour autant laisser le spectateur seul face à l’ennui.