Critique du film Shame de Steve McQueen

Encensé lors du festival de Venise – qui a d’ailleurs décerné le prix du meilleur acteur à Michael FassbenderShame est déjà précédé d’une réputation outrageuse. La presse étant dithyrambique, le public très enthousiaste lors des avants-première à Paris. Le film a été interdit aux moins de 17 ans aux Etats-Unis : les scènes étant très explicites et la nudité frontale de son acteur principal peut choquer.

Avec une musique pesante et un rythme lent : le film tient les spectateurs en tension. Shame suit l’histoire d’un homme solitaire qui se perd dans le sexe et qui va toujours plus loin dans son addiction. Jusqu’au jour où sa jeune soeur instable – incarnée par la talentueuse Carey Mulligan - débarque chez lui et le confronte à ses propres peurs et angoisses.

C’est le deuxième film du réalisateur anglais Steve McQueen après le triomphe de Hunger : un film très attendu qui ne déçoit pas. Le choix du sujet est audacieux : parler de l’addiction au sexe dans la société actuelle était un challenge à relever.

A noter : une réalisation soignée, de superbes travellings et plans fixes, un jeu d’acteurs très réussi et une histoire commune entre les deux personnages principaux qui reste floue et mystérieuse.

Sans conteste l’un des événement cinématographiques de cette fin d’année, Shame dévoile son trouble aujourd’hui  7 décembre au cinéma.