Critique du film Restless de Gus Van SantUn garçon, un peu différent, rencontre une fille, un peu différente à un enterrement. Des débuts similaires àHarold et Maude, la très jolie comédie dramatique d’Hal Ashby. Mais contrairement au long-métrage de 1971, Restless est un mélodrame.

La jeune femme, sublimement interprétée par Mia Wasikowska, est condamnée par une tumeur au cerveau, alors que son Roméo ne se remet pas de la mort de ses parents. Malgré un sujet tire-larmes, le film ne tombe jamais dans le pathos, bien au contraire.

Gus Van Sant filme ces deux adolescents de façon aérienne, gracieuse, bienveillante dans un film qui pourrait sembler mineur au vu de sa filmographie (ElephantLast DaysGerryMilk parmi beaucoup d’autres). Le spectateur suit alors ces deux personnages mélancoliques, cristallins qui n’ont finalement qu’une envie, celle d’être ensemble. On quitte la salle, le cœur plein de sensations, d’images, de sons, et amoureux de l’amour.