Critique du film Love and Bruises de Lou YeTout est dit dans le titre. De l’amour et des bleus. Hua, une jeune étudiante chinoise tout juste arrivée à Paris rencontre Mathieu, ouvrier sur les marchés.

Une histoire d’amour passionnelle commence entre ces êtres que tout oppose. Mais qui dit passion dit également heurts, souffrances. Les deux jeunes gens s’aiment, se blessent, se cherchent, et leur passion fiévreuse prend à la gorge. Un temps seulement. La répétition des situations lasse rapidement. Entre les scènes d’amour – qui manquent de fièvre justement – et les errances parisiennes – très belles – le film de Lou Ye s’égare.

Restent l’énergie, l’intensité de deux formidables comédiens. Tahar Rahim, en monteur de marché à fleur de peau émeut, mais c’est vraiment Corinne Yam, remarquable actrice qui emporte le film. A la fois vulnérable, dure, perdue, sûre d’elle, elle épate, et symbolise à elle seule cette histoire d’amour et de sexe : âpre, rugueuse, mais aussi très belle.