Critique du film Drive de Nicolas Winding Refn Des histoires de bagnoles. Le thème est vu et revu. Mais Nicolas Winding Refn signe un film accompli et audacieux. Ce genre de film auquel on continue à penser des jours après l’avoir vu.

Ryan Gosling interprète avec brio ce cow-boy d’une nouvelle ère. Froid, distant et tout simplement magnifique au volant de son bolide. Les autres personnages sont moins profonds. Carey Mulligan joue le rôle d’une jeune mère fragile. Elle vit seule avec son petit garçon jusqu’au retour de son mari, ancien taulard qui croule sous les dettes. Notre héro, fou amoureux, est prêt à tout pour la sauver. Il va aider son mari et se retrouver au cœur d’une histoire de mafia.

La musique, le tempo, le vrombissement des voitures. Tout cet univers sonore reste imprimés dans notre esprit comme des pulsations. La photographie est à couper le souffle. Elle joue avec les clichés – ceux des films des années 80 et 90 et renouvelle le genre. Tout simplement belle et singulière.