Critique du film Balle Perdue de Georges HachemNoha va enfin se marier. Non par amour mais par devoir. Cette jeune femme, interprétée par Nadine Labaki, doit sauver l’honneur de sa famille. Sa grande soeur, Layla, est déjà vieille fille. Une source de tension entre les deux soeurs. Mais à la veille de son mariage, elle décide de dire non… à son futur mari. Non à sa famille. En toile de fond, la guerre du Liban à la fin des années 70.

Pour son premier long-métrage, Georges Hachem dépeint avec beaucoup de sensibilité la condition des femmes au Liban à travers l’histoire tragique de deux soeurs et d’une mère. Comme ces trois femmes, on se retrouve dans un huis-clos, dans cette société qui pèse, qui étouffe.

On retrouve dans la photographie de Georges Hachem un aspect très théâtral, beaucoup de frontalité qui met d’autant plus en valeur la trame du film. Car Noha va se rebeller, se confronter à cette société.

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Par petite touche, il évoque la guerre qu’il a lui-même vécue étant enfant. Il raconte ces horreurs à travers une scène d’une violence inouïe. Noha voit l’homme qu’elle a toujours aimé se faire capturer par des soldats. Elle sait qu’il ne reviendra jamais.

Balle Perdue est film qui fait réfléchir, qui trouble même. Dommage qu’il y ait à certains moments quelques longueurs.