La nouvelle scène musicale française séduit à l'étrangerLa musique française s’exporte bien à l’étranger, c’est un fait. De nombreux artistes français tirent leur épingle du jeu à l’international, grâce notamment au phénomène David Guetta. Mais aussi à la nouvelle scène française qui séduit même hors des frontières de la francophonie. Lors du Marché international du disque et de l’industrie musicale (Midem) de Cannes, qui s’est tenu il y a quelques jours, la Société des auteurs compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) a livré des chiffres éloquents.

Les droits d’auteurs perçus sur son répertoire à l’étranger ont progressé de 8% l’an dernier par rapport à 2010 et de 24% par rapport à 2001. Ils représentaient 80 millions d’euros (soit 10% de ses perceptions totales) en 2011.

Ce répertoire est ainsi le premier répertoire non anglo-saxon à l’export et se situe au troisième rang mondial, juste derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni.

Depuis quelques années, la musique électronique français connait un rayonnement international et est devenue une référence mondiale depuis la vague de la « French Touch » du début des années 2000. David Guetta est à lui seul un phénomène. En travaillant pour les plus gros vendeurs de la musique , puis en les convaincant de chanter sur ses propres albums, le DJ, déjà champion des ventes à l’étranger en 2009 et 2010, a battu tous les records en 2011, en écoulant plus de 3,5 millions d’albums et 7 millions de singles hors de France.

Mais il n’est pas le seul: Air, Justice, Martin Solveig, Bob Sinclar sont des artistes très diffusés à l’étranger. La scène électronique n’est pas la seule à avoir la « French Touch« . Qu’ils chantent en français ou en anglais, Stromae, Ben l’Oncle Soul, Yael Naim, Phoenix, Charlotte Gainsbourg, Yelle... se sont taillés de jolis succès à l’étranger l’an dernier. Parmi toutes ces réussites, il y a aussi celle de Zaz, qui a séduit l’Allemagne (où elle est double disque de platine), les pays de l’Est ou encore la Turquie. Son premier album éponyme, pourtant entièrement chanté en français, s’est vendu à plus de 556.000 exemplaires hors de France. Un exploit !

Autant dire que la musique française n’a pas fini de s’exporter, les groupes français chantant de plus en plus en anglais et adoptant un style de plus en plus anglophone (Skip The Use, Shaka Ponk, The Shoes…) pour ne citer qu’eux.